
L’haleine de Zéphyr murmure à mon oreille
Et son souffle léger caresse mon visage.
En passant dans mon coeur, j’écoute son message ;
Il me parle du temps qui n’est jamais pareil.
Ce temps qui coule comme l’eau d’une bouteille
Sans pouvoir le toucher ni jamais l’arrêter.
Les heures sont des jours dans la vie du réveil
Et ses aiguilles sans âme, une éternité.
Les jours qui s’écoulent ne sont pas les derniers.
Leur cycle sans retour balaye le présent,
Laissant comme empreinte les débris calcinés
D’un passé douloureux aux accents déplaisants.
Zéphyr, ô Zéphyr ! Que ton mélodieux murmure
Me chante une berceuse et soulage mon coeur.
Enfermée dans une prison, derrière un mur
Aide-moi à délaisser la bulle où je meurs.
Peut-être faudra t-il une clé du futur
Pour trouver le trou du pêne de la serrure,
Qui ouvre la porte d’un nouvel avenir
Et soulève mon âme jusqu’à mes désirs.
Allez Zéphyr ! Ton souffle n’est pas assez fort !
Afin qu’il me conduise aux bras de mon amour,
Il faut qu’il ait la vigueur de la mandragore,
Et du beau papillon, les ravissants atours.
Allons Zéphyr ! Que ta brise souffle en rafale
Pour m’emporter là-bas, du côté de la grève,
M’arrimer sous le vieux phare, faire une escale
Au pays de mon coeur où murmure mon rêve.
Jeannine Biehler, Février 2006
Poème extrait du recueil "Si j'étais..."
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