Ce service reprendra en octobre 2010 à l'occasion du prochain concours de poésie
Merci pour votre passage !
Ma vie
Suis tombée par terre
C’est la faute au pater.
La mère à pas bouger,
Ai compris : pas déranger.
Petite et déjà grandir
Là où sourires
Remplacent bruits et rires.
Même en terrain-vague
Fallait pas faire de vagues
Avais bien appris leçon :
Jamais dire de non.
Alors lui ai dit oui,
Croyais que c’était fini.
Etais pourtant effacée
Dans mon coin bien cachée.
Mais il avait une humeur
Qui ne tintait pas bonheur.
Dans ses mains, une gifle
En sa bouche, des mots qui sifflent.
Fallait que je le quitte,
C’était plus et déjà petite.
Ai pas non plus dit mot
Quand Patrick tout là-haut.
Et quand ce fut Yolande
Fus perdue dans une lande
Où personne à me relever
Là où pouvais pas même crier.
Avais trop bien appris leçon :
Pas dire ce qui m’était pas bon.
Ai cru une deuxième fois
Mais repoussée a été ma foi.
Ai même été accusée,
Moi qui voulais pas déranger.
A fait de mon cœur un brûlot
A sur moi dire trop de maux.
Alors loin, suis partie
Avec au cœur tous mes enfouis.
Puis l’ai rencontré,
Encore, il dit m’aimer.
Aime à me plaire y croire.
Lui offre tous mes mots
Il m’abandonne son cœur chaud.
Lui veux comme cadeau mes espoirs,
Ose pas jeter mes désespoirs.
Voudrais que jamais ça finisse,
Mais ai peur que s’immiscent
Un jour, les mots et les maux
Qui feraient que c’eut été trop beau
Qu’en mon cœur enfin, il fasse chaud.
Mais ce qu’oublier je devrais pas,
C’est qu’il a déjà entendu son glas.
