Ils en parlent

 

Jeannine Biehler est une fidèle des Amis de Thalie, ainsi ai-je pu être le témoin privilégié et attentif de son évolution en terre-poésie. À n’en pas douter depuis ses premiers recueils édités, Jeannine Biehler a su apprivoiser le verbe et appréhender le jeu des métaphores, s’inventant un univers littéraire riche de spiritualité, d’allégorie et d’humanité vraie. Pour Jeannine Biehler, écrire c’est aborder les rives d’une terre promise où la Vie est tout à la fois légende personnelle et devenir universel. Ecriture destinale profondément inspirée par Dame Nature, la poésie de Jeannine Biehler possède une authentique noblesse de cœur et de ton.

Jeannine Biehler veut espérer en l’homme et en sa capacité d’aimer…Même si elle a conscience de sa possible folie, le poète en elle rêve à une terre paradisiaque, ainsi sa poésie est porteuse d’un message de paix et de sérénité retrouvée… Jeannine Biehler s’exerce avec de plus en plus d’assurance au jeu des images textuelles, créant un style littéraire propre à une pensée libérée des carcans, vagabonde, sensuelle et spontanée, diseuse de vie, de désir, d’espérance…

Extrait de la préface de Nathalie Lescop Boesswilwald critique littéraire, présidente des Amis de Thalie, revue littéraire et picturale, préface ouvrant le recueil La caresse d'un rêve.

 

                                                                          ***

 

Jeannine Biehler fait partie de ces poètes qui prennent en charge une sorte de mission purement littéraire, celle de la perpétuelle recherche subtile des mots pour le dire. Un long parcours sur le motif qui finit par payer, à force de don de soi, de générosité et de soucis de justesse. Il faut la puissance tranquille et l’élégance d’un être comme Jeannine Biehler pour parcourir un tel voyage et en tirer un essaimage de sensations aussi justes, aussi intimes, comme elle arrive à nous les offrir, dans un genre des plus exigeant qui ne souffre d’aucune faiblesse.

Mise à nu, confiance au monde, sens aiguisés à l’extrême, elle caresse la fibre bachelardienne qui est en chacun de nous et que bien souvent nous n’osons pas avouer. Son cheminement, qui se libère timidement de la règle, se fait plus subtil encore, et frôle des images qui se cachent sous la peau, sur les bords de la peau, comme elle le dit, où quelques cicatrices nous attendent, plus caressantes qu’incisives. Car Jeannine Biehler nous invite plus à la réparation qu’à la provocation. C’est courage, chez elle, à la fois courage d’aimer encore, et capacité d’aimer profondément.

Jean-Pierre Treille Auteur, romancier, nouvelliste, poète

 

                                                                          ***

 

Madame, Nous avons bien reçu vos manuscrits « Contemplation » et

« Viens ! Allons voir au jardin », et les avons lus avec attention. Ces recueils de textes et poèmes vibrants, dans lesquels vous exprimez les émotions qui vous traversent, qu’il s’agisse d’évoquer l’écriture, les saisons, le monde qui nous entoure, les paysages, la nature, l’espérance, le bonheur, le temps qui passe ou encore l’amour, nous ont beaucoup plu. Sur ces sujets ô combien évocateurs, vous avez réussi à composer une œuvre harmonieuse portée par une langue élégante et recherchée, mélancolique et néanmoins dynamique. C’est donc avec un immense plaisir que nous nous proposons de publier vos manuscrits.

L'équipe  éditoriale des éditions Jets d'encre

 

 

                                                                          ***

 

Laisser mûrir les fruits savoureux du silence[1]

Lorsque Jeannine m'a demandé de préfacer son nouvel ouvrage, je ne savais pas, si je devais accepter ou pas. Non que l'idée me déplaise, loin de là, mais la tâche n'est pas facile. Car la poésie est une fleur délicate.

Tel un aveu elle se dévoile pour offrir à un éventuel observateur les couleurs que celui-ci veut bien lui donner. La fragilité des mots, la douceur des images, c'est ce qui caractérise la poésie de cet ouvrage.

J'ai de suite été happé par la beauté des saisons proposées. Saisons d'amours, certes, mais surtout saisons de vie. Le lecteur est invité à s'asseoir au bord du temps, à s'arrêter un instant pour se rappeler les rêves qu'il porte en lui, ces parties de soi qui font vibrer et rappellent que le bonheur n'est pas d'atteindre un but, quel qu'il soit, mais de laisser le bonheur venir à soi. Car peut-on vraiment aimer sans d'abord devenir celui qui aime ?

Et puis, doucement, « quand le doute habite ton cœur ; Je veille au grain et je soulève ; Le voile incertain de tes peurs... » Comme elle l'écrit si bien dans « L'attrapeur de rêve », il est temps de franchir le pas et de devenir une partie des saisons. Le devoir devient joie, l'espoir devient chemin. Certes, on se pose toujours autant de questions sur la vie, sur les tourments. Mais on sent déjà que les réponses ne seront que secondaires. La poésie se nourrit de circonstances, les mots se construisent dans l'amour. « Je cherche dans mon cœur le repos de son âme ; Pour verser sur le lit de l’'extrême tendresse[2] »

« Dis-moi, sais-tu pourquoi les illusions perdues s’installent lentement en éteignant la flamme[3] » La question du temps qui passe accompagne le voyageur tout au long des saisons escarpées. Aussi touchée que l'âme puisse être à la découverte d'une émotion, aussi rapidement les jours qui s’en vont altèrent les sentiments. « Ils auront épousé l’écume de leurs jours ; Pour cueillir des morceaux de rêve et de plaisir.[4] » A quoi bon continuer alors ? Pourquoi gravir des sommets pour ne se sentir qu'abandonné sur le retour ?

Pour commencer quelque chose de nouveau, il faut faire un premier pas, ouvrir une première porte. Il ne suffit pas d'être dans une émotion pour la saisir. Il faut la dépasser afin de la comprendre en son intégralité. Ouvrir d'autres saisons, c'est rester vivant. Ne pas avoir peur de perdre ces moments. On ne peut les perdre, car ce sont eux qui nous font grandir. « Elle est la gerbe fanée ; La prunelle délavée ; De ses demain florissants[5] »

Alors la voix s'assure une dernière fois « M’as-tu entendue ? J’ai cueilli les feuilles du vent ; Pour découvrir l’espace-temps ; Des éclairs et des ors mouillés d’orages[6] »

Oui, je vous ai entendu car même si « nous passons notre temps à rechercher l'amour ; Alors qu'il est toujours autour de notre vie[7] », il m'est resté, une fois le livre refermé, une irrépressible envie d'aimer.

 

Jean-Pascal Ansermoz, Août 2013

 

[1]Poème Saisons d'aimer

[2]Poème Le fleuve

[3]Poème Dis-moi, sais-tu?

[4]Poème La fontaine

[5]Poème Elle

[6]Poème Je suis autre

[7]Poème L'envie d'aimer

Préface ouvrant le recueil Saisons d'aimer

Version imprimable Version imprimable | Plan du site Recommander ce site Recommander ce site
JB Poésie - Le site de l'auteure - poète Jeannine Biehler - © Copyright 2001/2018 Réalisation du site et de son contenu : Jeannine Biehler..