Les premières pages : La caresse d’un rêve - Réédition en Mars 2013

Me voici pérégrine sur le chemin des saisons qui défilent sur mon périple fait d’amour, de poésie et de passions multiples, découverts le long des jours.

De mon printemps fertile, j’engrange les semailles sur l’été de mes rêveries.

Au gré des vents, je disperse sur l’allée de mon vécu toutes les rides de mes futurs hivers.

Mes jeunes années sont si loin et ressemblent aux bourgeons printaniers qui, à peine éclos, s’épanouissent de l’unique désir de mordre la vie sans jamais se rassasier.

 

Les étés torrides ont brûlé mes ailes et les flammes de la volupté ont mûri sur les champs de la passion pour se consumer dans l’immensité.

Mes pensées clandestines se prélassent sous la voûte du ciel, bercées par de mystérieuses confidences.

 

Zéphyr, mon fidèle messager, s’en ira souvent onduler dans l’herbe haute et sa brise le conduira jusqu’à l’arbre qui a gardé tous mes secrets.

Ceux que j’ai cachés à l’ombre de ses branches bienveillantes.

Ceux qui se sont envolés lorsque les feuilles d’automne se sont détachées pour se poser sur tant de pages blanches.

Mon regard s’adoucit sur le temps qui s’étale et je donne au matin engourdi de brume, la joie de vivre et de partager avec ceux que j’aime, toutes ces journées offertes. 

 

À pleines mains, je cueille les petits bonheurs que la vie m’apporte, afin que je puisse, lorsque la nuit revient, percevoir la caresse d’un rêve.

 

Jeannine B

 

***

 

« Chercher un endroit loin du bruit et du monde…

 Fermer les yeux. S'endormir bien à l'abri dans le lit soyeux de la nuit... »

 

***

 

Au-delà d’un rêve

 

Au-delà du néant d’un monde de cristal,

Là où l’âme s’endort sous un ciel virginal,

J’ai croisé l’avenir quelque part dans les nues,

Comme un rêve furtif sous l’aurore ténue.

 

J’ai rejoint un oiseau aux ailes d’espérance,

Baladin de l’espace et du temps du retour.

Ce phénix enchanteur écrit ses confidences,

Sur un miroir nimbé d’étincelles d’amour.

 

Au tréfonds de ce lieu qui s’ouvre sur le rêve,

J’ai laissé cet instant s’emparer de l’écho

D’un songe passager, d’une grâce trop brève

Où mes désirs profonds rejaillissent plus beaux.

 

Au-dessus du soleil d’un matin ricochant

Sur l’orée éthérée effaçant la pénombre,

J’ai chassé le serpent qui règne sur les ombres

De ces noirs cauchemars au passé mécréant.

 

J’ai touché l’ange bleu, l’archange du destin,

Ce trésor attendu par un vœu très ancien.

Les mains tendues vers lui, le regard éperdu,

J’ai supplié les cieux d’indulgence absolue.

 

Ce que je connais

 

Je connais la lueur d’une journée d’automne,

Lorsque le rougeoiement des feuilles mordorées

Apporte à la forêt, le souffle vivifié

Des sauvages senteurs que l’été abandonne.

 

Je connais bien la nuit et tous ses bruissements,

Les plaintes des esprits, les appels au secours,

La caresse de l’ange et les doux frôlements

De son aile étendue sur le bon carrefour.

 

Je connais les serments, le flux et le reflux

De la vague mourant sur les rêves perdus,

Les chagrins pétrifiés, les secrets révélés,

Les silences rompus, les aveux dénoncés.

 

Je connais trop la vie aux couleurs d’infini,

Cachée sous l’horizon des songes effrayés

Sous le ciel qui s’effondre autour de l’effigie

Du désir attendu, d’un baiser souhaité.

 

Extraits du recueil La caresse d'un rêve

 

Textes déposés à la Bibliothèque de France

 

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